Menu
Dossiers

Granulés de bois : les prix remontent avant l’hiver, comment bien acheter son stock

Les premières soirées fraîches arrivent, et avec elles la question que se posent chaque automne les foyers équipés d’un poêle ou d’une chaudière à granulés : faut-il remplir le silo maintenant ? Cette année, la réponse demande un peu d’attention, car le prix de la tonne a nettement bougé depuis la fin de l’été.

« Granulés : faut-il faire son stock MAINTENANT avant l’hiver 2026 ? » — BatirSaMaison (1 000 de vues sur YouTube au 20/10/2026)

Une remontée nette à la mi-septembre #

D’après les relevés de tarifs publics suivis par le comparateur Selectra, la tonne de granulés en vrac livrée est restée à 387 € du 24 août au 13 septembre, avant de passer à 426 € le 14 septembre. Le point bas de la fin d’été n’aura donc duré que trois semaines. Comme le résume l’analyse publiée le 1er octobre, « la baisse de la fin de l’été est donc déjà effacée ».

Sur un an, la comparaison n’est pas plus favorable. Le même relevé donnait 385 € la tonne en vrac le 25 septembre 2025, soit un écart de 41 €, autour de 10,6 % de hausse. Pour un foyer qui consomme deux tonnes par hiver, cela représente environ 82 € de plus sur la facture de la saison.

À lire Les cadeaux typiques de France : saveurs régionales et artisans locaux

Les sacs, eux, ont peu bougé. La palette de 66 sacs de 15 kg est restée à 433 € de la fin août à la fin septembre, soit environ 437 € la tonne. Résultat : l’avantage du vrac s’est presque évaporé. L’écart, qui tournait autour de 50 € la tonne fin août, n’est plus que d’environ 11 €.

De fortes différences selon l’endroit où l’on habite #

La moyenne nationale masque des écarts importants. Sur environ 130 villes suivies le 25 septembre, la tonne en vrac s’affichait à 431 € en moyenne, avec un bas de fourchette à 406 € à Angers et un haut à 475 € à Argenteuil. L’Île-de-France tournait autour de 468 €, la Bretagne autour de 409 €. Dans le Midi comme ailleurs, le coût de livraison et la densité de revendeurs pèsent lourd : deux devis dans deux communes voisines peuvent sensiblement différer.

C’est pourquoi il vaut mieux raisonner à partir des tarifs proposés près de chez soi plutôt qu’à partir d’un chiffre lu dans la presse. Demander deux ou trois devis à des revendeurs locaux reste le réflexe le plus rentable, d’autant que les conditions de livraison (accès au silo, longueur du tuyau de soufflage, quantité minimale) varient d’un fournisseur à l’autre.

Pourquoi l’indice officiel paraît plus bas #

Ceux qui consultent le prix de référence de la filière peuvent être surpris. L’association interprofessionnelle Propellet publie un indice trimestriel, construit avec le CEEB, qui sert de repère au secteur. Son dernier chiffre, celui du deuxième trimestre 2026, indique environ 388 € la tonne livrée en vrac et 385 € la tonne en sacs, soit environ 5,78 € le sac de 15 kg.

À lire Comment partager un Reel en story Instagram pour booster sa visibilité

Cet écart d’une quarantaine d’euros avec les devis de septembre ne signifie pas qu’un revendeur gonfle ses prix. L’indice couvre la période d’avril à juin, plutôt calme, et il est publié avec plusieurs semaines de décalage. Selectra rappelle d’ailleurs qu’il s’agit d’« un prix de référence de la filière, pas un tarif fixé par l’État ». L’indice du troisième trimestre n’était pas encore paru début octobre.

Vrac ou sacs : refaire le calcul #

Pendant l’été, la question semblait tranchée en faveur du vrac pour les maisons équipées d’un silo. Avec un écart ramené à une dizaine d’euros par tonne, le choix se joue désormais sur d’autres critères.

Si la maison dispose d’un silo

Le vrac garde l’avantage du confort : une livraison, un stock pour l’hiver, aucune manutention. Il reste intéressant si le revendeur local affiche un tarif sous la moyenne, ou si une commande groupée avec des voisins permet de partager les frais de déplacement du camion souffleur.

Si l’on se chauffe avec un poêle

Sans silo, les sacs restent la solution la plus simple. Ils se stockent dans un garage, un cellier ou un abri de jardin, à condition de ne pas les poser directement au sol : une palette ou des tasseaux évitent que l’humidité remonte dans les granulés. Un sac qui a pris l’eau gonfle, s’effrite et encrasse le foyer.

À lire Comment choisir la taille de plaques de lisseur selon votre longueur de cheveux

Ce qu’il faut vérifier sur le devis #

Au-delà du prix, la qualité du combustible compte. Les certifications ENplus A1 ou DINplus garantissent un taux d’humidité inférieur à 10 % et une faible teneur en cendres. Un granulé moins cher mais de qualité incertaine peut coûter davantage à l’usage : rendement en baisse, ramonages plus fréquents, voire pannes de l’appareil.

Il est aussi utile de vérifier si le prix annoncé comprend la livraison, s’il s’agit d’une tonne livrée ou d’une palette de 990 kg, et si un supplément s’applique pour un accès difficile. Ces détails expliquent souvent une partie des écarts entre deux offres.

Pas besoin de céder à la précipitation #

La remontée de septembre ne signifie pas que les prix vont flamber tout l’hiver. Le niveau actuel correspond à celui d’avril, qui marquait déjà un pic de printemps. Selectra le formule simplement : « rien n’impose de commander dans la précipitation ». Mieux vaut comparer, commander la quantité réellement nécessaire et garder un peu de place pour une seconde commande si les tarifs redescendent en cours de saison.

Enfin, le chauffage le moins cher reste celui qu’on ne consomme pas. Un réglage soigné du poêle, un entretien annuel et quelques gestes d’isolation simples, comme des joints de fenêtres ou un boudin de porte, réduisent la quantité de granulés brûlés bien plus sûrement qu’une bonne affaire de quelques euros sur la tonne.

À lire Comment garder sa maison fraîche en été ?

Partagez votre avis

Dans la même rubrique : Conseils Pratiques et DIY

forfaits de référencement Google — développeur React freelance